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09 Juillet 2018

10 questions destabilisantes : 10 réponses adaptées

Nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, dû répondre à l’une de ces questions déstabilisantes au cours d’un entretien d’embauche. Vous savez, ces questions étranges, qui vous laissent parfois sans voix, qui vous surprennent par leur audace ou leur pragmatisme... Leur objectif ? Tester la réaction du candidat et sa capacité à garder la maîtrise de ses émotions la plupart du temps, ou bien tout simplement obtenir une réponse concrète à une question d’ordre pratique. N’y voyez donc pas de mauvaises intentions de la part du recruteur qui essaie juste de mieux cerner votre vraie personnalité. Alors, comment répondre aux questions auxquelles on ne s’attend pas toujours en entretien ? Voici quelques réponses adaptées.  

 

Vous faites comment pour faire garder vos enfants ?

« Je vois que vous avez des enfants... Comment ça se passe quand ils sont malades ? »

C’est aux candidates que la question est le plus souvent posée. En effet, rares sont les recruteurs qui demandent aux candidats hommes ayant des enfants comment ils s’organisent pour les faire garder... C’est culturel et les femmes doivent s’y faire ! Car il ne s’agit pas d’initier un débat sur la parité, mais bien de répondre à la question posée avec diplomatie. Soyez claire et concise et dites que cet aspect est géré dans la mesure où vous postulez.

 

Vous avez l’intention d’avoir des enfants ?

« Vous avez 34 ans, vous vivez en couple, j’imagine que vous souhaitez avoir des enfants ? »

Les candidates sont plus exposées à ce type de questions... bien qu’il faille être deux pour avoir un enfant. Une fois encore, tout cela est culturel. Il ne s’agit pas de faire un plaidoyer pour l’égalité des sexes à votre recruteur, mais de le mettre en confiance. La crainte de votre recruteur ? Vous voir partir peu de temps après la période d’embauche en arrêt de travail/congé maternité... Indiquez que vos projets personnels, quels qu’ils soient, seront toujours compatibles avec votre travail.


Vous êtes en bonne santé, pas de soucis en particulier ?

« Est-ce que vous avez souvent été malade au cours de vos précédents contrats ? »

Le taux d’absentéisme pour maladie est très important en entreprise (17 jours en moyenne chaque année dans le privé). C’est cette crainte qui conduit les recruteurs à poser parfois la question (nous ne parlons pas ici de maladie grave). N’oubliez pas que le recruteur vous teste : ce n’est pas tant votre réponse que votre capacité à répondre calmement qu’il veut observer. Et si vous parliez de vos performances sportives et les partagiez avec votre recruteur ? Un bon moyen de montrer que vous êtes en forme... 


Que fait votre conjoint ?

« Votre conjoint(e) travaille dans la même branche ? »

Il s’agit pour le recruteur de voir si votre travail et l’implication qu’il induit est quelque chose que votre conjoint conçoit et soutient. Si votre conjoint travaille dans la même branche que vous, cela favorise les échanges dans la mesure où vous évoluez dans le même domaine et que vous parlez « la même langue ». Si vous avez des niveaux de responsabilité importants et similaires, cela montre également votre goût de la réussite professionnelle. Pourquoi ne pas évoquer le travail de votre conjoint même s’il est très différent du vôtre, tout en essayant d’établir des rapprochements ?


Travailler tard, cela ne vous dérange pas ?

« Si j’ai besoin que vous restiez tard certains jours, c’est possible ? »

Vous savez combien votre réponse sera déterminante et vous pensez aussi à vos enfants qui attendent impatiemment votre retour le soir à la maison... Un vrai tiraillement ! Il faut être clair sur votre implication au travail et ce que vous êtes prêt à faire en plus ou non. Cela dépend aussi du poste que vous occuperez et du degré de responsabilité que vous aurez. Vous pouvez dire que vous n’y êtes pas opposé et demander à quelle fréquence environ vous seriez amené à faire des heures supplémentaires.


Comment est-ce que vous expliquez le « trou » dans votre CV... ?

« Je vois que de septembre 2017 à septembre 2018, vous n’avez pas travaillé... ? »

Il y a une période inexpliquée dans votre CV et votre recruteur la voit tout de suite. Il ne juge pas votre inactivité, mais souhaite comprendre et cerner la cohérence de votre parcours. Les périodes d’inactivité finissent toujours par ressortir. Alors, plutôt que d’en faire un « trou noir », si vous avez été inactif, mettez en avant les points positifs que cette période vous a permis de réaliser avant de revenir sur le marché de l’emploi. 

Quel est votre dernier échec professionnel ?

« Vous avez rencontré des obstacles dans votre parcours professionnel. Parlez-nous de votre dernier échec... »

Dans le genre question-piège, en voici une autre ! Bien sûr qu’il est délicat de parler de ses échecs et que l’on préfère mille fois plus parler de ses réussites. Il n’empêche que cet exercice est formateur et permet au recruteur de savoir si vous avez appris de vos erreurs. Ce faisant, la question permet également au recruteur de voir si vous êtes capable de vous remettre en question et comment vous êtes finalement parvenu à gérer la situation / le problème. Autant de qualités professionnelles essentielles lorsque l’on dirige une équipe de travail.


Qu’est-ce qu’un bon manager ? Suis-je un bon manager d’après vous ?

« Quelles compétences doit avoir un bon manager ? Pensez-vous que j’en suis un ? »

Question piège par excellence ! Elle arrive souvent en fin d’entretien. Vous la redoutez. Évidemment que vous n’allez pas dire à votre employeur potentiel que c’est un mauvais manager... Répondez en mettant en avant les compétences de vos précédents bons managers : leur souci d’équité ou leur professionnalisme. Et si vous débutez, citez une ou deux compétences qui vous semblent indispensables pour être un bon manager : porter une attention à tous les membres de son équipe, croire au potentiel de chacun...

 
Quel film/livre avez-vous lu/vu récemment 

« Vous aimez lire quel genre de romans ? Vous regardez quel genre de films ? »

Votre recruteur cherche à cerner votre curiosité. Mais hélas, cela fait bien longtemps que vous n’êtes pas allé au cinéma ou que vous n’avez pas ouvert un livre. Même si la culture n’a pas un lien direct avec le poste à pourvoir (éditeur, journaliste, réalisateur...), pour ne pas passer pour un inculte, regardez un film la veille de votre entretien, histoire de vous détendre un peu et d’allier la culture à l’agréable (le dernier film d’Almodovar par exemple).


Si vous pouviez faire autre chose, que feriez-vous ?

« Vous avez déjà pensé à faire autre chose ? Qu’aimeriez-faire d’autre ? »

C’est votre ouverture d’esprit que le recruteur veut tester en vous posant cette question, mais il cherche aussi à savoir si votre métier vous plaît vraiment. Une fois encore, il faut trouver un juste équilibre dans votre réponse. Évitez de dire que vous aimeriez faire une formation pour vous reconvertir dans les mois à venir. Vous pouvez expliquer quel(s) métier(s) vous intéressai(en)t dans un premier temps et pourquoi.  



 

 

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