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24 Septembre 2018

Changer de métier, ça vous tente ?

Time for new jobFaites-vous partie des 9 français sur 10 qui songent à changer de métier ? La reconversion professionnelle est tendance. Au-delà d’un simple effet de « mode », elle correspond à de profondes mutations sociétales et demande une motivation soutenue pour pouvoir aboutir. Qu’est-ce qui permet la réussite d’une reconversion professionnelle ? Comment passer le cap et le garder ? Changer de métier ou de statut, c’est possible ! Conseils et témoignage à l’appui.

Se poser les bonnes questions avant d’engager sa reconversion 

Question essentielle à vous poser : qu’est-ce qui motive votre envie de changement ? En d’autres termes : pourquoi voulez-vous changer de métier ? Beaucoup de personnes ayant engagé une reconversion professionnelle n’étaient plus en phase avec leur profession ou secteur d’activité et ne partageaient plus ses valeurs. D’autres ont vécu un « échec professionnel » (licenciement, conflit avec la hiérarchie...) et n’ont pas souhaité reprendre dans les mêmes conditions. Il peut aussi s’agir d’une erreur d’orientation. Le changement peut également résulter d’un problème de santé. Beaucoup souhaitent devenir leur propre patron et créer leur entreprise. La question de la viabilité de votre projet se pose alors d’autant plus (s’assurer de la faisabilité de votre projet, avoir les bons contacts pour vous aiguiller...).

Quoiqu’il en soit, tous les « reconvertis » s’accordent à dire qu’une fois la décision prise, il faut aller de l’avant et ne plus regarder en arrière.

Petite sociologie de la reconversion professionnelle

Le monde du travail est le reflet des changements sociaux et des aspirations humaines fluctuantes. Alors que pour les baby-boomers, il était tout à fait possible de faire carrière toute sa vie dans la même entreprise, aujourd’hui, la génération Y/Z change/changera plusieurs fois d’entreprises au cours de sa carrière, voire de profession. Car, ce qui lui importe surtout, c’est son bien-être, quitte à devoir se reconvertir. C’est au-delà de 50 ans, qu’il y a une vraie prise de conscience sur ce que l’on veut et ne veut plus faire. La durée de vie étant plus longue et de meilleure qualité, les « seniors » (en dernière partie de carrière) sont prêts à donner vie à leur projet professionnel et ainsi à être en accord avec eux-mêmes. Les moins de 30 ans n’ont pas encore assez de recul sur leur vie professionnelle pour changer de métier. Et c’est souvent une rencontre (amoureuse) qui est à l’origine de la reconversion professionnelle.

Modus operandi : les étapes de la reconversion professionnelle

Assurez-vous de vos motivations : pour cela, il est vivement conseillé de parler de votre projet de reconversion professionnelle à vos proches pour avoir leur ressenti. Les personnes qui vous connaissent bien seront en mesure de vous dire honnêtement si votre désir de changement vous correspond.

Renseignez-vous sur votre nouveau métier : quelles compétences il requiert ? En quoi il consiste précisément ? À quels aspects de votre personnalité il fait résonance ? Le métier/secteur est-il porteur ? Le mieux est de faire une immersion professionnelle (stage) pour voir votre capacité à vous projeter dans votre future vie professionnelle.

Faites un bilan de compétences : cela permet de faire un point sur votre vie professionnelle de façon objective. Grâce à lui, vous saurez si vous êtes suffisamment motivé pour donner vie à votre reconversion et de quelles compétences vous disposez déjà et devez disposer pour construire votre projet de formation. 

Choisissez une formation : le moment est venu de sélectionner la formation la plus adaptée. Il est possible de se reconvertir professionnellement dans le cadre de la VAE (validation des acquis de l’expérience) et de financer tout ou partie de votre formation via votre CPF (compte personnel de formation) ou des aides (régionales/départementales).

Organisez-vous pour faciliter votre formation : retourner à « l’école », ce n’est pas une évidence pour tout le monde. Certaines personnes optent pour une formation à distance quand c’est possible, laquelle demande beaucoup de rigueur. Vous aurez inévitablement des frais à prévoir et devrez peut-être financer votre formation en travaillant à côté.Reconversion professionnelle

Témoignage : Marion Gruson, 32 ans 

Quand un ingénieur dans l’industrie devient kinésiologue...

« J’ai d’abord travaillé dans l’industrie comme responsable qualité dans une PME. C’était mon 1er poste après mon école d’ingénieur. J’y suis restée 2 ans et demi. Puis je suis entrée chez Protec Industrie (entreprise de traitement de surfaces) comme responsable d’équipe. Il y a 1 an et demi, j’ai changé de poste chez Protec pour m’occuper du service R&D.

Au final, 8 ans d’expérience professionnelle et 6 ans d’études. Je n’ai pas choisi ce domaine par vocation, mes études, je les ai plutôt subies. C’est quand j’ai changé de société et donc d’envergure d’entreprise avec la pression inévitable que cela impliquait, que j’ai su que je ne ferai pas toute ma carrière dans ce domaine. Les médecines douces m’intéressaient déjà. Je me suis renseignée et pendant deux ans, j’y ai mûrement réfléchi. Puis j’en ai parlé avec la DRH et mon projet a été bien accueilli. J’ai posé des congés pour faire des stages et j’ai suivi ma formation sur 2 ans et demi ce qui m’a permis de lisser les investissements financiers (10 000 euros). J’ai ainsi pu garder durant tout ce temps une place et une légitimité dans l’entreprise avant de la quitter. J’avais envie de gérer ma propre entreprise et mon temps de travail. Changement de métier – je passe d’un sujet technique à un sujet psycho-émotionnel – et changement de vie aussi – à Annecy. Je démissionne pour suivre mon conjoint.

Je me suis préparée à l’idée de gagner moins. Je vais toucher des indemnités chômage, car j’ai besoin d’une certaine sécurité financière tout de même, le temps de me lancer. J’ai conscience de ce que je laisse et je pars vers l’inconnu. C’est un métier d’accompagnement de l’autre que je peux faire grâce à mes 8 ans dans l’industrie car j’ai gagné en confiance en moi et que je peux désormais prendre mon envol. »

 

Source groupe AEF.


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