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18 Décembre 2014

Les salaires des cadres en 2014

Une étude a été faite sur la rémunération des cadres, les tendances par rapport aux augmentations de salaires ces dernières années et pour les années à venir. Que faut-il attendre des entreprises ?  Pouvons-nous espérer une hausse de salaire lors d’une embauche ?  L’Apec tente de répondre à quelques-unes de ces questions et bien d’autres. 

Rémunération des cadres

Le salaire annuel brut médian des cadres en poste (salaire fixe + part variable) est de 47 k€, (la moitié des cadres perçoit un salaire inférieur à ce montant et l’autre moitié un salaire supérieur). De plus, les salaires des cadres sont très dispersés, illustrant la diversité des cadres en France : 80 % d’entre eux sont compris dans une fourchette de 33 à 80 k€.  Quant au salaire moyen, il est de 54 k€. Selon la dernière enquête de l’Apec sur la rémunération des cadres, ceux-ci affichent un pessimisme certain quant à son évolution même si une majorité d’entre eux est satisfaite de sa rémunération actuelle. Peu de cadres pensent obtenir une augmentation en 2014. Il faut savoir que 48% des cadres ont l’intention de demande une augmentation en 2014.  Mais seul un tiers pense en obtenir une (qu’ils l’aient ou non demandée) et que 63% des cadres sont pessimistes quant aux perspectives d’évolution de leur rémunération à l’horizon 3 à 5 ans (+3 points en 1 an). Un peu plus de 4 cadres sur 10 ont obtenus une augmentation en 2013.

Les entreprises restent prudentes 

La proportion d'entreprises ayant l'intention d'augmenter leurs cadres est similaire à celle de 2013 et ce sont majoritairement  les mêmes, selon l'enquête annuelle de l'Apec sur l'évolution des rémunérations. Une entreprise sur deux (49 %) envisage de distribuer des augmentations. La majorité des entreprises ayant procédé à des augmentations en 2013 (61 %) indiquent qu’elles ont reconduit ou vont reconduire ces pratiques en 2014. Dans le même temps, près des deux tiers des entreprises n’ayant pas distribué d’augmentation à leurs cadres en 2013 devraient poursuivre cette rigueur salariale en 2014. Comme en 2013, près de 30 % d’entre elles n’ont encore rien décidé. Les augmentations individuelles sont majoritaires. Plus de la moitié des entreprises ayant décidé d’augmenter leurs cadres (54 %) vont exclusivement privilégier des augmentations individuelles, 11 % des augmentations exclusivement générales et 35 % vont à la fois distribuer des augmentations générales et individuelles. L’enveloppe globale dédiée aux augmentations individuelles pourrait se contracter. Si près de la moitié des entreprises envisage une enveloppe identique à celle de 2013, en revanche 27% prévoient de la diminuer et seulement 14 % de l’accroître (- 2 points par rapport à 2013).

Ajustement des salaires à la hausse par les recruteurs

Lors d'un recrutement, les entreprises fixent une fourchette de salaire. Le salaire obtenu in fine est le fruit d'une négociation entre le candidat et l'entreprise. En 2013, les conditions de cette négociation se sont nettement améliorées pour les cadres avec 1 à 10 ans d'expérience, selon l'étude annuelle de l’Apec.  Le niveau d’expérience est le premier élément cité par les recruteurs pour expliquer les ajustements de salaire à la hausse, comme à la baisse d’ailleurs. Le salaire des plus expérimentés se situera dans le haut de la fourchette.  Les négociations à la hausse concernent plus de la moitié des cadres dotés de plus de 10 ans d’expérience (comme en 2012) contre 16% seulement pour les jeunes diplômés. Pour ces derniers, les conditions se sont d’ailleurs dégradées, puisque cette proportion était de 18 % en 2012.

Rémunération dans les grandes entreprises

Le niveau de salaire est étroitement lié à l'âge des cadres, bien sûr, mais aussi à la taille de l'entreprise dans laquelle ils travaillent, selon l'enquête annuelle de l'Apec sur l'évolution des rémunérations. Plus l’effectif de l’entreprise est important, plus les niveaux de rémunération sont élevés. Ainsi, dans les structures de 1 000 salariés et plus, la rémunération moyenne s’établit à 58 k€ alors qu’elle est dans les entreprises de moins de 20 salariés à 47 k€. 

Cette étude nous démontre que les entreprises restent prudentes , la crise est encore là , mais avec de l’expérience et quelques négociations, le niveau de salaire peut être maintenu voir revu à la hausse. Pour les jeunes diplômés , il faudra encore patienter un peu .

Source : Les news RH de l’emploi cadre de l’Apec