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14 Janvier 2015

Emploi. La grande distribution à la recherche de nouveaux profils

Source : Le parisien

E-commerce, drive, nouvelles enseignes : la grande distribution change. Le secteur a créé de nouveaux métiers et affiche de nouvelles exigences

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Il a eu le temps de voir le secteur évoluer. « Certains candidats viennent nous voir en pensant aux cinq métiers que l’on voit en magasin, sourit Yann Thomas. Beaucoup n’imaginent pas les 340 autres profils dans le groupe ! » Entré chez Décathlon en 1990 comme responsable de rayon, il est aujourd’hui directeur des ressources humaines pour la zone ouest. « On a aussi des besoins en informatique, en finance, à l’international. J’ai vu beaucoup de nouveaux métiers apparaître. »

Ancien cadre dans la grande distribution, Ludovic d’Hooghe décrit lui aussi un secteur en mutation perpétuelle. « Entre l’e-commerce et les magasins traditionnels, on a ainsi vu apparaître le drive, qui permet de se faire livrer dans une annexe d’un magasin des courses effectuées sur Internet », ajoute le directeur du cabinet Alphéa Conseil. Malgré un taux d’équipement déjà élevé — près de 3 000 sites en 2014 —, ce recruteur prévoit encore de nouveaux recrutements et des ajustements. « Au début, les enseignes ont pris des responsables d’encadrement pour gérer les drives alors que c’est un métier de logisticien plus que de commerçant. »

Concurrence oblige, les métiers ont changé. Mais le niveau demandé, y compris en magasins traditionnels, aussi. « Quel que soit l’état du marché, nous recrutons pour certaines fonctions du 1er janvier au 31 décembre », confirme Anthony Buchenet, responsable pôle distribution et commerce au cabinet Michael Page. Parmi les profils en tension : les métiers d’exploitation, les fonctions support et réseau. « Les candidats ne manquent pas, souligne le recruteur. Mais les recrutements sont longs car les enseignes sont de plus en plus exigeantes. Aujourd’hui, on attend des candidats qu’ils puissent évoluer en interne et occuper d’autres fonctions avec, notamment dans le domaine des achats, des échanges à l’international. Mais pour cela, la pratique d’une langue étrangère est souvent nécessaire et encore insuffisamment répandue. »

Mais si un diplôme reste apprécié, il n’est plus suffisant. Et la personnalité du candidat se révèle parfois plus importante que son parcours. « Beaucoup d’employeurs estiment avoir trop capitalisé sur le savoir-faire, poursuit Ludovic d’Hooghe. Aujourd’hui, le savoir-être conditionne 70 % des recrutements et les principales enseignes ont toutes investi dans des dispositifs de formation interne très complets. Concrètement, on passe beaucoup plus de temps à échanger avec les candidats sur leurs envies et leur personnalité. On ne parle ensuite de compétences que dans un second temps. »

Yann Thomas confirme cette nécessité. « Pour faire la différence, on recrute avant tout des passionnés et des personnalités. » Pour cela, l’enseigne essaie de capter ces profils le plus tôt possible. « On commence par soigner les 800 stagiaires que Décathlon accueille chaque année, explique-t-il. Idéalement, ils aiment l’entreprise, reviennent en alternance et sont vite nommés chefs de rayon avant de progresser encore avec nos formations en interne. Pour attirer ces profils et les garder, il faut leur proposer des parcours intéressants. »

Les category managers, des figures très prisés

Les professionnels du recrutement soulignent la montée en puissance des category managers. Leur rôle : préconiser les produits à référencer en magasin ou sur un site et que les acheteurs négocieront au meilleur prix. « Cette fonction s’est particulièrement développée ces dernières années du fait de la concurrence accrue entre les enseignes et du développement de l’infidélité dans les habitudes de consommation, analyse dans une récente étude Benoît Allo, directeur de la division distribution et commerce chez Page Personnel. Elle est au carrefour des achats, du marketing et des études, elle continue à se spécialiser et son influence ne cesse de grandir. » Parmi les profils prisés : une formation supérieure en école de commerce, avec une première expérience de terrain acquise chez un industriel et doublée, si possible, d’une approche trade marketing ou responsable enseigne…
 

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